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IMG_8229A Wassily Kandinsky 1866-1944 Paris Acentric 1924 Madrid Musée Reina Sofia

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posted by jean louis mazieres alias jean louis mazieres on Saturday 29th of June 2019 05:32:01 AM

Wassily Kandinsky 1866-1944 Paris Acentric 1924 Madrid Musée Reina Sofia L'ART ABSTRAIT : LA FIN DE L'IMITATION DE LA NATURE L’histoire de l’art enseigne qu’il n’est pas de l’essence de l’art d’imiter le monde réel. Mais il serait sans doute tout à fait faux de considérer cette exigence comme hors de propos. L’Art est le résultat du don merveilleux d’équilibrer des formes et des couleurs jusqu’à ce qu’elles sonnent juste Ernst GOMBRICH Histoire de l'Art. The history of art teaches that it is not the essence of the art of imitating the real world. But it would probably be quite wrong to consider this requirement irrelevant. Art is the result of the wonderful gift of balancing shapes and colors until they just sound Ernst GOMBRICH History of Art. Pendant plusieurs siècles la peinture européenne s'est donnée comme but la reproduction la plus exacte possible du monde qui constitue l'environnement de l'homme et qu'il perçoit par le sens de la vue. Aristote, dans sa "Physique" écrit que "l'art imite la nature" C'est bien ce qu'on réussi à faire les peintres et les sculpteurs grecs et romains. Mais avec l'effondrement de l'Empire romain l'imitation perd de son acuité technique. Dès le 4è siècle et surtout au 5è siècle de notre ère les artistes ne maîtrisent plus les techniques qui permettent de reproduire sur une surface plane, les volumes et la perspective. En sculpture ils ne savent plus travailler en ronde-bosse. Les artistes retournent à une imitation très simplifiée de la Nature, une imitation allégorique, symbolique et non plus réaliste. Toute l'histoire de la peinture européenne à partir du moment où elle renaît des cendres de l'Empire Romain, vers 1100, dans les fresques, les enluminures, les vitraux et enfin les tableaux de chevalet, se résume en cet effort : Comment imiter parfaitement la nature. Comment représenter le monde de manière exacte, c'est à dire, comme l'humain le voit. En trois dimensions. L'objectif est atteint vers 1500 et c'est ce que constate Giorgio Vasari : l'art européen est arrivé au bout du chemin que les peintres et sculpteurs parcourent depuis l'époque romane et l'an 1000 : reproduire le réel tel qu'il apparaît aux yeux des hommes. Toute la peinture européenne, pendant trois siècles et plus, de 1500 à 1850, va dupliquer le monde de manière exacte et naturelle, le plus fidèlement possible, en trois dimensions, sur ce support plat qu'est un mur ou un tableau. Une peinture réussie est celle qui donne la plus parfaite illusion du réel. L'histoire va changer, sur ce point, avec l'art moderne et ses prémisses romantiques, dès les années 1830 et suivantes. Dès les romantiques, en effet, l'artiste peintre européen commence à vouloir interpréter le monde plutôt que de le reproduire. Plus que son oeil, c'est son imaginaire qui guide l'artiste peintre. Le premier art abstrait part du réel tel qu'il est perçu la vue humaine. Il part essentiellement de la nature, mais aussi des objets qui entourent l'homme, du spectacle urbain, et même de la figure humaine ou animale Toutes les techniques que les peintres vont alors employer éloignent la peinture européenne d'une représentation fidèle du monde pour y substituer les interprétations personnelles du peintre. Ces techniques les peintres de l'art moderne commençant vont souvent les chercher chez leurs anciens de l'art paléo-chrétien, byzantin, roman et de premier gothique : le flou, l'esquisse, la simplification des lignes, la dilution des contours, ou au contraire leur acuité amplifiée, la suppression de la perspective et des volumes, le tachisme, le pointillisme, l'emploi de couleurs totalement arbitraires, non naturelles, la superposition et la combinaison des points de vue sur un même objet ou de plusieurs objets et figures. Durant toute cette première période qui débute dès les romantiques dans les années 1840, l'art s'abstrait progressivement du réel, mais il n'est pas encore totalement non figuratif, totalement abstrait. Le spectateur peut toujours reconnaître le thème du tableau à partir de son expérience personnelle du monde. Les écoles se succèdent: romantisme, symbolisme, impressionnisme, fauvisme, synthétisme, cloisonnisme, cubisme, nabis, expressionnisme, surréalisme. C'est seulement avec l'art abstrait de la seconde génération, pas guère avant les années 1900, que les peintres quittent le monde de notre réel en développant toute une série d'images tirées de la géométrie euclidienne. C'est le règne des carrés, des rectangles, des triangles, des losanges, des polygones réguliers ou irréguliers, des lignes droites, courbes, ondulées... Car à force de "torturer" le réel la peinture finit par le quitter. Littéralement, le peintre cesse de figurer le monde, il s'en abstrait. L'Art Abstrait terminal témoigne de ce chemin auquel aboutit l'Art moderne depuis son point de départ de l'époque romantique. Mais une précision s'impose si on veut bien différencier l'Art Moderne et l'Art Contemporain : Cesser d'imiter la nature, quitter le réel ce n'est pas du tout nécessairement quitter le Beau, qui est le but de tout art depuis des millénaires dans toutes les civilisations. Là encore les peintres abstraits de la période de l'art moderne en sont la démonstration: nombre de leurs oeuvres n'ont apparemment aucune signification évidente, n'évoquent aucune réalité que nous pouvons identifier de manière claire et immédiate. La preuve : les titres des oeuvres données par les artistes eux mêmes : "sans titre", "construction n°..." "composition" "structure".... Mais pendant toute la période de l'Art Moderne, globalement, dans le détail c'est affaire de goût personnel, la peinture européenne est belle parce que le beau, l'harmonie, la création d'une émotion positive, d'un sentiment de bonheur et de joie chez les spectateurs, continuent de faire partie des buts des artistes. Il est certain que l'art abstrait a été un phénomène positif dans l'histoire de l'art. Il l'est toujours. Il propose des formes d'expression esthétiques tout à fait nouvelles. Le Beau, subjectif ou objectif, n'en est pas nécessairement exclu. Il entre dans la définition de l'Art non figuratif qu'il ne figure rien, rien de manière explicite, rien dans le langage courant, discursif et partagé, des hommes. Il n'entre pas dans la définition de l'Art non figuratif qu'il est Laid C'est seulement à partir des années 1950 et suivantes que l'Occident invente une nouvelle doctrine, qu'il proclame être La Vérité : l'Art n'est pas nécessairement Beau. C'est alors que nait l'Art Laid. Le Laid s'ajoute au Non-Sens, et le non sens devient le culte de l'absurde et de l'abject, c'est alors que nait l'Art Contemporain. Par inversion totale des Valeurs qui avaient gouverné l'art pendant les 2.500 ans de l'histoire de l'Europe. Un Progrès ? THE ABSTRACT ART: THE END OF THE IMITATION OF NATURE The history of art teaches that it is not the essence of the art of imitating the real world. But it would probably be quite wrong to consider this requirement irrelevant. Art is the result of the wonderful gift of balancing shapes and colors until they just sound Ernst GOMBRICH History of Art. During several centuries European painting has set itself the goal of the most exact reproduction possible of the world which constitutes the environment of man and which he perceives through the sense of sight. Aristotle, in his "Physics" writes that "art imitates nature" That's what the Greek and Roman painters and sculptors had managed to do. But with the collapse of the Roman Empire the imitation loses its technical acuity. From the 4th century and especially in the 5th century AD artists no longer mastered the techniques that allow to reproduce on a flat surface, volumes and perspective.In sculpture they no longer know how to work a sculpture in all its volume. The artists return to a very simplified imitation of Nature, an allegorical imitation, symbolic and no longer realistic. The whole history of European painting from the moment it was reborn from the ashes of the Roman Empire in 1100, in frescoes, illuminations, stained-glass windows and finally easel paintings, is summed up in this effort: How to imitate Perfectly nature. How to represent the world in an exact way, ie, as the human see it. Three-dimensional. The goal is reached around 1500 and this is what Giorgio Vasari observes: The European art has arrived at the end of the path that painters and sculptors have traveled since the Romanesque era and the year 1000: to reproduce reality as it appears to men. All European painting, for three centuries and more, from 1500 to 1850, will duplicate the world exactly and as naturally, as faithfully as possible, in three dimensions, on this flat support that is a wall or a tableau. A successful painting is one that gives the most perfect illusion of reality. History will change on this point with modern art and its romantic beginnings, from the 1830s onwards. As early as the romantics, the European painter begins to want to interpret the world rather than reproduce it. More than his eye, it is his imagination that seeks to guide the painter. The first abstract art starts from reality as perceived by the human eye. He starts from nature, but also objects that surround the man, the urban spectacle, and even the human or animal figure All the techniques that painters use estrange the European painting from a faithful representation of the world in order to substitute the painter's personal interpretations. These techniques, the painters of the beginning of modern art, often look for them among their elders of Paleo-Christian, Byzantine, Romanesque and early Gothic art: fuzziness, sketching, simplification of lines, dilution of contours, or on the contrary, their amplified acuity, the suppression of perspective and volumes, tachism, pointillism, the use of totally arbitrary, unnatural colors, the superposition and the combination of points of view on the same object or of several objects or figures. During this first period beginning with the Romantics in the years 1840, art is gradually abstracted from reality, but it is not yet completely non-figurative, totally abstract. The viewer can always recognize the painting's theme from his personal experience of the world. Schools follow one another: Romanticism, Symbolism, Impressionism, Fauvism, Synthetism, Cloisonnism,Cubism, Nabis, Expressionism, Surrealism. It is only with the abstract art of the second generation, around the 1900s, that painters leave the world of our reality by developing a whole series of images drawn from Euclidean geometry. It is the reign of squares, rectangles, triangles, lozenges, regular or irregular polygons, straight, curved, wavy lines ... Because by dint of "torturing" the real, painting ends up leaving it. Literally, the painter ceases to represent the world, he is abstracted himself from the world.The terminal abstract art is a testament of the path followed by modern art from its starting point in the Romantic era. But a precision is needed to differentiate Modern and Contemporary Art: To stop imitating nature, to leave reality is not necessarily to leave the Beauty, which is the goal of all art for millennia in all civilizations. Here again the abstract painters of the period of modern art are the demonstration of this: many of their works apparently have no obvious significance, evoke no reality that we can identify in a clear and immediate way. The proof: the titles of the works donated by the artists themselves: "Untitled", "construction N° ..." "composition" "structure" .... But during all the period of the Modern Art, globally, in the detail it is a matter of personal taste, the European painting is beautiful because the beautiful, the harmony, the creation of a positive emotion, a feeling of happiness and joy among the spectators, continue to be part of the artists' goals. It is certain that abstract art has been a positive phenomenon in the history of art. He still is. It offers entirely new forms of aesthetic expression. The Beauty, subjective or objective, is not necessarily excluded. He enters the definition of non-figurative art that he represents nothing, nothing explicit, nothing in the common, discursive and shared language of men. It is not in the definition of non-figurative art that he is ugliness. It was only from the 1950s onwards that the West invented a new doctrine, which it proclaims to be The Truth: Art is not necessarily beauty. It was then that ugly Art was born. The ugliness is added to the Non-Sens, and nonsense becomes the cult of the absurd and the abject, this is how is born the Contemporary Art. By total reversal of the Values that had governed the art during the 2,500 years of the history of Europe. A progress ?



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