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IMG_6619 PARMA. SAN PAOLO ROOMS. CATHOLICISM AND HUMANISM.

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posted by jean louis mazieres alias jean louis mazieres on Friday 10th of January 2020 03:13:38 PM

Correggio 1489-1534 Parma Parma. Camera di San Paolo. Chambre de l'Abesse. Abesse's room. 1519 PARME. CHAMBRES DE SAN PAOLO. CATHOLICISME ET HUMANISME. L'ancien logis abbatial du couvent des bénédictines de San Paolo, situé au bout d'une agréable allée ombragée, est constitué aujourd’hui de deux salles qui faisaient partie de l’habitation de l’Abbesse Giovanna de Piacenza. La première fut peinte en 1514 par Alessandro Araldi (1460-1528) et témoigne du goût de l'époque pour la peinture romaine: la voûte représente, sur un fond bleu, des scènes du Vieux et du Nouveau Testament et des scènes empruntées à la mythologie ou à la philosophie gréco-romaine. L’autre salle, la Chambre de l’Abbesse, fut peinte par Correggio et terminée en 1519. Les deux salles sont d'inspiration humaniste et catholique associée. La salle du Corregio est dominée par la peinture de la hotte de la cheminée représentant Le triomphe de Diane sur son char. La voûte se compose de 16 lunettes en grisaille, avec une série de personnages mythologiques, et de16 tranches concaves, qui sont liées au centre par un nœud de rubans et grappes de fruits. Dans les oculi percés dans le treillage, apparaissent des putti joyeux. Il s’agit du premier décor monumental du peintre. Les deux salles du couvent de San Paolo sont un exemple du changement idéologique majeur qui se produit à l'époque que l'historiographie officielle appelle "la Renaissance". Pendant toute la période pré-romane, romane et gothique, soit environ de + 500 à + 1500, l'Europe de l'ouest est sous l'influence univoque de l'idéologie chrétienne catholique. Les souvenirs de l'Antiquité sont bien présents pendant toute la période de la scolastique, mais ils sont presque totalement filtrés, traduits et interprétés par l'Eglise. À l'époque de la Renaissance, la médiation de l'Eglise catholique s'assouplit au plus haut niveau, celui de la Papauté et les traducteurs et interprètes sont aussi des laïcs. Il se produit alors un retour limité à la pensée du passé de l'Europe méditerranéenne : une relative résurgence des valeurs et des conceptions du monde qui conditionnaient la société Gréco-romaine. L'Europe du sud a en effet connu aux 4è-5è siècles de notre ère une crise de civilisation majeure qui s'est manifestée notamment par l'effondrement politique et économique de l'Empire Romain. Cette crise de civilisation s'est traduite aussi par un changement idéologique profond qui a bouleversé, les représentations du monde admises par la société européenne sous influence gréco-romaine depuis plus de mille ans (-700- +500). Les valeurs morales, sociales et individuelles, sont aussi très affectées par cette mutation. Le Christianisme apportait avec lui une vision du monde et des valeurs empruntées au judaïsme, peu transformées par la culture gréco-romaine de L'Église primitive, et très en opposition avec les conceptions du Paganisme. Aussi bien le paganisme de la civilisation de l'Antiquité que celui dont étaient porteurs les peuples celtiques et germaniques barbares. Vers 1500, en Italie, ce sont les valeurs païennes de la civilisation gréco-romaine qui refont surface, au travers de la pensée des Humanistes. Malgré les différences profondes entre les deux conceptions de la société les deux idéologies ne sont pas entrées en conflit ouvert. Elles ont coexisté pendant toute la période qui va durer en dates grosses de 1500 à 1950. C'est l'époque de l'Europe catholique-humaniste, qui concerne essentiellement sa partie occidentale et centrale. L'Europe de l'Est Slave et Orthodoxe, sauf sur ses franges occidentales, ne participe pas à cette évolution, ou seulement de très loin et très tardivement. La nouvelle culture humaniste ne concerne pas les peuples, mais seulement l'aristocratie et la haute bourgeoisie européenne. Les peuples européens demeurent régis dans leurs valeurs quotidiennes, essentiellement par le christianisme catholique, puis celui protestant. C'est seulement l'aristocratie et la haute bourgeoisie qui vont faire voisiner, sans conflit majeur, les deux idéologies pendant plusieurs siècles. Ce dont l'art européen et notamment sa peinture seront les témoins. Il existe toutefois des petits conflits locaux entre catholicisme et humanisme, comme on le voit dans les appartements de l'Abbesse, aristocrate peu encline à approuver la rigueur de l'Eglise catholique et la fermeture au monde du couvent qu'elle dirige. Les appartements de l'Abbesse reflètent par leur décoration une culture humaniste distincte de celle catholique, mais qui s'efforce de cohabiter avec cette dernière. Mais l'Eglise ne peut pas autoriser les valeurs du paganisme à régir la société européenne. Certainement pas les peuples. Dans la discrétion et par exceptions seulement les aristocraties, mais certainement pas les couvents de religieux et encore moins de religieuses, même les abbesses membres de la haute aristocratie La chambre de l'abbesse peinte par Corregio (Antonio Allegri 1489-1534) est très évocatrice de l'Amour. L'Amour Profane, pas l'Amour Sacré. Et l'Amour Saphique symbolisé par la présence de Diane (Artémis). Il est vrai que dans sa fonction l'abbesse avait sans doute plus de facilités à honorer Artémis (Diane), qu'Aphrodite (Vénus). Opportunément pour les humanistes inspirateurs du décor, Diane (Artémis) était aussi réputée symboliser la Chasteté, mais une chasteté qui était limitée au rejet de la sexualité hétérosexuelle, sans aucunement refuser l'homosexualité féminine. Dans la salle peinte par l'Araldi était figuré le combat de la Vertu (une jeune fille porteuse d'une épée) contre le vice (un singe ou un dragon). Il semble bien que quelques années plus tard avec Corregio s'est établit la victoire définitive non pas du vice bien sûr, seulement de l'Amour Profane. Outre Artémis-Diane sur la cheminée, la voûte est porteuse d'une profusion de "putti" qui ressemblent plus à des Eros câlins, malins et tentateurs qu'à des petits anges baignant dans la spiritualité austère d'un Mariage Mystique ou d'un Jugement dernier. D'après la notice en italien les petits amours masculins on remplacé les suivantes féminines de Diane-Artémis pour masquer l'aspect saphique du mythe de Diane-Artémis. Une symbolique en effet peu convenable pour un couvent de jeunes filles. Mais même ainsi travestie, censurée, cette iconographie humaniste, dans les appartements d'une abbesse, devait nécessairement faire froncer les sourcils de l'Eglise; paternellement mais avec fermeté. Parma n'est pas située en Inde hindouiste, mais dans une Europe acculturée et très sémitisée par le christianisme et l'Ancien Testament judaïque. Toute une culture à prédominance masculine dont l'Islam est, encore de nos jours, représentatif d'une manière extrêmement accentuée. Toute une culture qui est aussi très hostile à la sexualité qu'elle soit hétérosexuelle ou homosexuelle. Au départ l'enseignement du Christ (le Nouveau Testament) est certes très pro-féminin par rapport au contexte sémito-judaïque de son époque (l'Ancien Testament). Ce caractère féministe qui va finalement caractériser la culture européenne a été conforté ensuite par les héritages indo-européens. Le premier héritage est celui qui est aux fondements très lointains de la civilisation gréco-romaine. Très lointainement aussi celui de la Crète et l'Égypte. Le second héritage, beaucoup plus proche, est celui des cultures barbares, celtiques et germaniques. Ces héritages vont fusionner pendant les Âges Sombres de 400 à 1000, pour parvenir à la civilisation chrétienne catholique qui va s'imposer de 1000 à 1500. Les Vierges à l'Enfant et les innombrables saintes de la peinture romane et gothique, puis celles de l'Europe catholique-humaniste (1500-1900) démontrent que la femme est au centre de l'idéologie chrétienne catholique. Infiniment plus que dans d'autres civilisations comme l'islam, le bouddhisme, le confucianisme ou même le christianisme protestant (les Régentes ne se distinguent pas par leur sex-appeal) . Mais la femme de l'idéologie catholique c'est la femme vierge d'une part, et d'autre part la femme et l'enfant, la femme-mère. L'amour chrétien est celui mystique, sacré du Christ, pas celui charnel d'Éros compagnon d'Aphrodite-Vénus ou des jeunes femmes suivantes de Artémis-Diane. Les appartements de l'abbesse montrent bien que "La Renaissance", c'est la renaissance de la femme charnelle, de l'Amour Profane de l'Antiquité. Dans un certain milieu, aristocratique, discret, avec la participation active de L'Église, mais sous sa surveillance attentive. Artémis-Diane, Pan, les Parques, les Grâces, Junon, dans les appartements d'une abbesse n'étaient pas compatibles avec la vision du monde chrétienne, catholique. Ou celle protestante : chez les Béguines non plus ces représentations païennes ne seront pas autorisées. L'Église a parfaitement accepté cette iconographie dans les demeures privées laïques, y compris dans le haut clergé. Mais pas dans un couvent, qu'il soit de femmes ou d'hommes, et pas dans une église. PARMA. SAN PAOLO ROOMS. CATHOLICISM AND HUMANISM. The ancient abbey house of the Benedictine convent of San Paolo, situated at the end of a pleasant shady alley, today consists of two rooms that were part of the residence of the Abbess Giovanna of Piacenza. The first room was painted in 1514 by Alessandro Araldi (1460-1528) and testifies to the taste of the time for Roman painting: the vault represents, on a blue background, scenes from the Old and New Testament and scenes borrowed from mythology or Greco-Roman philosophy. The other room, the Abbess's Room, was painted by Correggio and finished in 1519. The two rooms are of humanist and associated Catholic inspiration. The other room, the Abbess' Room, was painted by Correggio and finished in 1519. Of humanist inspiration, the room is dominated by the painting of the hood of the fireplace representing the triumph of Diana on her chariot. The vault consists of 16 lunettes in grisaille, with a series of mythological figures, and 16 concave slices, which are linked in the centre by a knot of ribbons and bunches of fruit. In the oculi pierced in the trellis, cheerful putti appear. This is the painter's first monumental decoration. The two rooms of the Convent of San Paolo are an example of the major ideological change that took place at the time that official historiography calls "the Renaissance". During the entire pre-Romanesque, Romanesque and Gothic period, i.e. from about +500 to +1500, Western Europe was under the univocal influence of the Catholic Christian ideology. The memories of antiquity are well present throughout the scholastic period, but they are almost totally filtered, translated and interpreted by the Church. During the Renaissance, the mediation of the Catholic Church becomes more flexible at the highest level, that of the Papacy, and the translators and interpreters are also lay people. There was a limited return to the thought of the past of Mediterranean Europe: a relative resurgence of the values and world views that conditioned Greco-Roman society. Indeed, in the 4th-5th centuries AD, Southern Europe experienced a major civilizational crisis which manifested itself notably in the political and economic collapse of the Roman Empire. This crisis of civilization has also resulted in a profound ideological change that has upset the representations of the world accepted by European society under Greco-Roman influence for more than a thousand years (-700- +500). Moral values, both social and individual, are also greatly affected by this change. Christianity brought with it a vision of the world and values borrowed from Judaism, little transformed by the Greco-Roman culture of the primitive Church, and very much in opposition to the conceptions of Paganism. Both the paganism of ancient civilization and the paganism of the Celtic and Germanic barbarian peoples. Around 1500, in Italy, the pagan values of the Greco-Roman civilization resurfaced, through the thought of the Humanists. Despite the profound differences between the two conceptions of society, the two ideologies did not enter into open conflict. They coexisted during the whole period that lasted from 1500 to 1950. This was the period of Catholic-Humanist Europe, which mainly concerned its western and central part. Slavonic and Orthodox Eastern Europe, except on its western fringes, did not take part in this evolution, or only from very far and very late. The new humanist culture does not concern the peoples, but only the aristocracy and the European high bourgeoisie. The peoples of Europe continue to be governed in their daily values, firstly by Catholic Christianity, then by Protestant Christianity. It is only the aristocracy and the high bourgeoisie that will bring the two ideologies side by side, without major conflict, for several centuries. European art and especially its painting will be the witnesses of this. There are, however, small local conflicts between Catholicism and humanism, as can be seen in the apartments of the Abbess, an aristocrat reluctant to approve of the severity of the Catholic Church and the closure of the convent it directs. The apartments of the Abbess reflect in their decoration a humanist culture distinct from that of the Catholic, but which strives to coexist with the latter. But the Church cannot allow the values of paganism to govern European society. Certainly not the peoples. In discretion and by exceptions only the aristocracies, but certainly not the convents of religious and even less of religious, even the abbesses members of the upper aristocracy. The room of the abbess painted by Corregio (Antonio Allegri 1489-1534) is very evocative of Love. Profane Love, not Sacred Love. And the Saphic Love symbolized by the presence of Diana (Artemis). It is true that in her function the abbess probably had more ease in honouring Artemis (Diana), than Aphrodite (Venus). Appropriately for the humanists who inspired the decor, Diana (Artemis) was also reputed to symbolize Chastity, but a chastity that was limited to the rejection of heterosexual sexuality, without in any way rejecting female homosexuality. In the room painted by the Araldi was depicted the struggle of Virtue (a girl carrying a sword) against vice (a monkey or a dragon). It seems that a few years later with Corregio the definitive victory was established, not of vice of course, but of Profane Love. Apart from Artemis-Diane on the chimney, the vault bears a profusion of "putti" that look more like cuddly, malignant and tempters Eros than little angels bathed in the austere spirituality of a Mystical Wedding or Last Judgement. According to the notice in Italian, the little male loves have replaced the following women of Diane-Artemis in order to mask the sapphic aspect of the myth of Diane-Artemis. A symbolism indeed not very suitable for a convent of young girls. But even so disguised, censored, this humanist iconography, in the apartments of an abbess, was bound to make the Church frown; paternally but firmly. Parma is not located in Hindu India, but in a Europe acculturated and very semitized by Christianity and the Jewish Old Testament. A whole culture predominantly male of which Islam is, even today, representative in an extremely accentuated way. A whole culture which is also very hostile to sexuality, whether heterosexual or homosexual. At the start, the teaching of Christ (the New Testament) is certainly very pro-feminine compared to the Semito-Judaic context of his time (the Old Testament). This feminist character which will ultimately characterize European culture was then reinforced by the Indo-European heritages. The first inheritance is that which is at the very distant foundations of Greco-Roman civilization. Very distant also that of Crete and Egypt. The second heritage, much closer, is that of the barbarian, Celtic and Germanic cultures. These legacies will merge during the Dark Ages from 400 to 1000, to attain to the Christian Catholic civilization which will prevail from 1000 to 1500. The Virgins with the Child and the countless saints of Romanesque and Gothic painting, then those of Catholic-humanist Europe (1500-1900) demonstrate that women are at the center of Catholic Christian ideology. Infinitely more than in other civilizations like Islam, Buddhism, Confucianism or even Protestant Christianity (the womens Regents are not distinguished by their sex appeal). But the woman of the Catholic ideology is the virgin woman on the one hand, and on the other hand the woman and the child, the woman-mother. Christian love is the mystical, sacred love of Christ, not the carnal love of Eros, companion of Aphrodite-Venus or of the following young women of Artémis-Diane. The apartments of the abbess clearly show that "The Renaissance" is the rebirth of the carnal woman, of Profane Love of Antiquity. In a certain environment, aristocratic, discreet, with the active participation of the Church, but under its attentive supervision. Artemis-Diana, Pan, the Parques, the Graces, Juno, in the apartments of an abbess were not compatible with the vision of the Christian, Catholic world. Or the Protestant one: at the Beguines either these pagan representations will not be authorized. The Church has perfectly accepted this iconography in private secular residences, including in the high clergy. But not in a convent, whether female or male, and not in a church.



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